samedi 11 août 2012

Ce que nous dision en 2010


Publié le 27 octobre 2011

A L’OPINION PUBLIQUE

Depuis plusieurs jours, on parle à nouveau du cas de la fillette Patricia Flores : ça va faire 11 ans qu’elle a été retrouvé assassinée et violée. Sa mère est apparue en public pour exiger que justice soit faite enfin, clameur qui est aussi la mienne depuis 11 ans.

Toutefois, elle accompagne sa demande avec les accusations de toujours contre moi, en commettant ainsi une grande injustice qui ne se justifie aucunement. C’est pourquoi moi-même et ma famille tenons à préciser ce qui suit:

La douleur d'une mère ne justifie pas de faire souffrir un innocent et toute sa famille, quelque chose que nous vivons depuis tant d'années. Si de nombreuses personnes en Bolivie savent que Odón est innocent et le soutiennent, il y a aussi des gens qui ont été induits en erreur par une certaine presse sans sens éthique, qui, à l’époque, l'a désigné comme monstre, déviant sexuel etc. et qui se croit en droit de faire justice par elle-même. Odón a subi et continue de souffrir des actes hostiles comme l’appeler publiquement assassin, l’expulser de son appartement, lui nier le droit de travailler et nous toutes et tous partageons sa souffrance, ce qui détériore notre santé physique et émotionnelle.

Odón n’a pas arrêté, les 11 dernières années, de se battre pour démontrer son innocence, au public mais surtout au pouvoir judiciaire, celui même qui s’est permis durant de longues années d’ignorer un rapport scientifique qui montre clairement que l'auteur n'était pas lui. Il a dû aller jusque devant la Cour Suprême pour qu’on reconnaisse enfin la majeure preuve de ce procès, la seule avec un résultat sans appel et reconnu par la communauté scientifique, le test d'ADN. Les autres preuves, qui sont en réalité de prétendues preuves, construites pour trouver un coupable permettant de calmer la pression de l'opinion publique de l’époque, ne valent rien, le document joint à cette lettre le démontré de manière irréfutable.

Ces dernières années, Odón n’a plus voulu apparaître en public, à notre demande qui avons tant souffert de cette notoriété horrible, et luttant non seulement pour lui mais pour beaucoup de gens d'origine humble qu’une injuste justice n'a jamais pris en compte comme des êtres humains mais comme chair á potence, s’est concentré sur la lutte juridique.
Aujourd'hui, le cas est de retour sur la scène publique et on veut le ramener à la rue où il existe toujours le danger d’une violation des droits humains. C’est pourquoi, pour le protéger lui, mais aussi nous toutes et tous, Odón n’apparaîtra pas en public - cette lettre est notre cri pour que termine, enfin, notre souffrance injuste.

Et finalement, nous demandons aux médias d'être très prudents avec les informations qu'ils donnent de lui, car il y a déjà eu deux fois une tentative de lynchage sur lui.

¡Ama llulla!!
(tu ne mentiras point en langue aymara)

La Paz, 25 août 2010
Odón F. Mendoza Soto avec femme, enfants, petits-enfants, frère et soeur et nièces et neveux

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