Les propos d’Odón Mendoza
et famille, publiés le 26 octobre 2011:
En référence à votre note de presse, publiée sous le n ° ABI 247081 2011-10-24 15:53:22, intitulée "le cas de la fillette Patricia Flores dénoncé devant la CIDH " j’aimerais expliquer ce qui suit:
12 ans, c'est long, surtout si une personne est à la recherche de justice. Je dis cela en pensant à la mère d'une fillette assassinée, mais aussi en pensant à ma famille et moi-même, obligés de nous défendre contre de fausses accusations qui ne nous laissent pas vivre en paix depuis lors.
En 12 ans, de nombreux souvenirs sont faussés, c’est pourquoi je voudrais rappeler plusieurs éléments liés au crime commis contre la fillette Patricia Flores. Tout est consigné dans le dossier du cas et je pense que ça vaut la peine de le consulter avant de publier des affirmations inexactes.
1. Ma fonction à l'école Vicenta Juaristi Eguino était celle d'un regente, nommé par mémorandum de désignation par le ministère de l'Éducation et aucune directrice n’est intervenue dans ma nomination.
En référence à votre note de presse, publiée sous le n ° ABI 247081 2011-10-24 15:53:22, intitulée "le cas de la fillette Patricia Flores dénoncé devant la CIDH " j’aimerais expliquer ce qui suit:
12 ans, c'est long, surtout si une personne est à la recherche de justice. Je dis cela en pensant à la mère d'une fillette assassinée, mais aussi en pensant à ma famille et moi-même, obligés de nous défendre contre de fausses accusations qui ne nous laissent pas vivre en paix depuis lors.
En 12 ans, de nombreux souvenirs sont faussés, c’est pourquoi je voudrais rappeler plusieurs éléments liés au crime commis contre la fillette Patricia Flores. Tout est consigné dans le dossier du cas et je pense que ça vaut la peine de le consulter avant de publier des affirmations inexactes.
1. Ma fonction à l'école Vicenta Juaristi Eguino était celle d'un regente, nommé par mémorandum de désignation par le ministère de l'Éducation et aucune directrice n’est intervenue dans ma nomination.
2. Déjà avant de retrouver
la fillette assassinée dans la nuit de mardi à mercredi, 1 er septembre
1999, la police a été saisie de l'affaire, parce que la famille avait porté
plainte au bureau du procureur, le lundi 30 août, dénonçant que sa fille avait
disparu le vendredi 27 août. Dans le dossier, il y a deux témoignages d'enfants
qui déclarent de façon indépendante, mais concordante, au cours de l'enquête
pour enlèvement de mineure (c'est à dire avant que la police était au courant
de l’assassinat), avoir vu la fillette le samedi 28 août, un garçon à 14h sur
le marché Uruguay et une fille à 16h sur la place Perez Velasco. Les deux
enfants ont témoigné le matin du 31 août que Patricia aurait été accompagnée par
une "jeune fille un peu plus grande qu'elle."
3. La police abandonne cette piste après la macabre découverte du 1er septembre, et en raison de la pression populaire, procède à mon arrestation le 2 septembre, en m'accusant d'avoir tué et violé la fillette le matin du 27 août. La justification pour mon appréhension était que je serais entré en contradictions et qu’on ne m’avait pas vu dans le couloir de l'école le vendredi matin, alors que donnais des classes au cours 3B, car l'enseignante avait pris congé parce que c’était son anniversaire.
4. Le 1er septembre, à 17h a lieu l'autopsie et le médecin légiste, Dr Alberto Sagárnaga, conclut que l’heure du décès est d'environ 72 heures avant de trouver la fillette. Les médecins légistes ont leurs méthodes pour déterminer l’heure du décès, tels que l'apparition, après 36 heures suivant le décès, d'une tache verte et périombilicale dans la fosse iliaque, la flaccidité des muscles ou après 72 heures, l'apparition de la faune cadavérique. Selon le protocole de l'autopsie, elle serait morte le dimanche, une donne que le second médecin légiste, le Dr Antonio Torrez Balanza confirme lors d'une audience: «Question – En suivant l’heure du décès du protocole de l’autopsie, qui établit soixante-douze heures le mercredi, quand la fillette serait-elle décédée? Réponse -. Nous devrions nous diriger vers l'heure approximative du décès de manière rétrospective, environ trois jours plus tôt. Il faut compter les heures; avec un calcul rétrospectif, si la levée du corps a été faite le mardi soir, en suivant l’heure du décès, ça supposerait que le décès est survenu le dimanche "(feuillet 2321 du dossier). Le médecin légiste détermine également que les actes de violence sexuelle avaient été perpétrées post-mortem.
5. Devant les doutes sur comment la police mène l'enquête, on émet, le 28 septembre, une ordonnance encouragée par la présidente du comité de politique sociale de la chambre des députés, Elisa Zuñiga de Siles, qui détermine d’envoyer des preuves du cas au FBI pour faire des tests d’ADN. Le 29 septembre, le laboratoire technique de la PTJ (comment s’appelait la police judiciaire bolivienne à l’époque), en la personne de la Dr Carmen Campana Cuiza, transmet à l'ambassade des États-Unis quelques preuves, le 14 octobre seront envoyées quelques preuves supplémentaires, le 29 octobre arrive un premier rapport disant que je n'ai rien à voir avec l'affaire et le 18 janvier 2000, le FBI envoie son premier rapport complet où il identifie un mélange d'ADN masculin et féminin dans les échantillons provenant de la jupe de la fillette. L'ADN féminin correspond à la fillette, mais le FBI ne peut pas déterminer à qui appartient l'ADN masculin. Tout ce qu’il peut constater est que ça ne provient pas de moi.
Devant ce mystère, Kevin W. Currier, qui était à l’époque attaché juridique et représentant du FBI en Bolivie, persiste et peut établir, tout d'abord un lien entre le cas de Patricia et le cas de la fillette Dora Janco, qui survit à une agression sexuelle quelques semaines après la mort de Patricia et, après avoir lu sur l'arrestation d'un violeur en série du nom de José Luis Flores en novembre 1999, demandant un échantillon de sang de lui, peut prouver que dans les deux cas, le coupable est le même José Luis Flores. Le 11 septembre 2000, la PTJ reçoit un rapport du FBI expliquant en détail comment ils sont arrivés à ce résultat spectaculaire, et les experts se déclarent prêts à venir en Bolivie pour témoigner.
6. Dans les semaines suivantes, la presse parle abondamment du rapport, mais les fonctionnaires de justice font la sourde oreille et on me condamne en mai 2003 à 30 ans de prison sans pardon, sans prendre en compte les deux preuves qui me déclarent innocent: l'heure du décès et le rapport d'ADN. A partir de ce moment, commence mon combat juridique qui m'amène à la Cour Suprême, qui, en novembre 2009, acceptant mon recours de cassation, annule toutes mes condamnations pour "évaluation inappropriée des preuves ", c'est à dire à cause du fait que le test d'ADN n'a jamais été pris en compte et que j'ai toujours été condamné avec des arguments comme une fibre bleue, semblable (mais pas identique) à la couleur du pull de la fillette dans un des quatre ceintures que la PTJ avait décommises.
3. La police abandonne cette piste après la macabre découverte du 1er septembre, et en raison de la pression populaire, procède à mon arrestation le 2 septembre, en m'accusant d'avoir tué et violé la fillette le matin du 27 août. La justification pour mon appréhension était que je serais entré en contradictions et qu’on ne m’avait pas vu dans le couloir de l'école le vendredi matin, alors que donnais des classes au cours 3B, car l'enseignante avait pris congé parce que c’était son anniversaire.
4. Le 1er septembre, à 17h a lieu l'autopsie et le médecin légiste, Dr Alberto Sagárnaga, conclut que l’heure du décès est d'environ 72 heures avant de trouver la fillette. Les médecins légistes ont leurs méthodes pour déterminer l’heure du décès, tels que l'apparition, après 36 heures suivant le décès, d'une tache verte et périombilicale dans la fosse iliaque, la flaccidité des muscles ou après 72 heures, l'apparition de la faune cadavérique. Selon le protocole de l'autopsie, elle serait morte le dimanche, une donne que le second médecin légiste, le Dr Antonio Torrez Balanza confirme lors d'une audience: «Question – En suivant l’heure du décès du protocole de l’autopsie, qui établit soixante-douze heures le mercredi, quand la fillette serait-elle décédée? Réponse -. Nous devrions nous diriger vers l'heure approximative du décès de manière rétrospective, environ trois jours plus tôt. Il faut compter les heures; avec un calcul rétrospectif, si la levée du corps a été faite le mardi soir, en suivant l’heure du décès, ça supposerait que le décès est survenu le dimanche "(feuillet 2321 du dossier). Le médecin légiste détermine également que les actes de violence sexuelle avaient été perpétrées post-mortem.
5. Devant les doutes sur comment la police mène l'enquête, on émet, le 28 septembre, une ordonnance encouragée par la présidente du comité de politique sociale de la chambre des députés, Elisa Zuñiga de Siles, qui détermine d’envoyer des preuves du cas au FBI pour faire des tests d’ADN. Le 29 septembre, le laboratoire technique de la PTJ (comment s’appelait la police judiciaire bolivienne à l’époque), en la personne de la Dr Carmen Campana Cuiza, transmet à l'ambassade des États-Unis quelques preuves, le 14 octobre seront envoyées quelques preuves supplémentaires, le 29 octobre arrive un premier rapport disant que je n'ai rien à voir avec l'affaire et le 18 janvier 2000, le FBI envoie son premier rapport complet où il identifie un mélange d'ADN masculin et féminin dans les échantillons provenant de la jupe de la fillette. L'ADN féminin correspond à la fillette, mais le FBI ne peut pas déterminer à qui appartient l'ADN masculin. Tout ce qu’il peut constater est que ça ne provient pas de moi.
Devant ce mystère, Kevin W. Currier, qui était à l’époque attaché juridique et représentant du FBI en Bolivie, persiste et peut établir, tout d'abord un lien entre le cas de Patricia et le cas de la fillette Dora Janco, qui survit à une agression sexuelle quelques semaines après la mort de Patricia et, après avoir lu sur l'arrestation d'un violeur en série du nom de José Luis Flores en novembre 1999, demandant un échantillon de sang de lui, peut prouver que dans les deux cas, le coupable est le même José Luis Flores. Le 11 septembre 2000, la PTJ reçoit un rapport du FBI expliquant en détail comment ils sont arrivés à ce résultat spectaculaire, et les experts se déclarent prêts à venir en Bolivie pour témoigner.
6. Dans les semaines suivantes, la presse parle abondamment du rapport, mais les fonctionnaires de justice font la sourde oreille et on me condamne en mai 2003 à 30 ans de prison sans pardon, sans prendre en compte les deux preuves qui me déclarent innocent: l'heure du décès et le rapport d'ADN. A partir de ce moment, commence mon combat juridique qui m'amène à la Cour Suprême, qui, en novembre 2009, acceptant mon recours de cassation, annule toutes mes condamnations pour "évaluation inappropriée des preuves ", c'est à dire à cause du fait que le test d'ADN n'a jamais été pris en compte et que j'ai toujours été condamné avec des arguments comme une fibre bleue, semblable (mais pas identique) à la couleur du pull de la fillette dans un des quatre ceintures que la PTJ avait décommises.
7. Par conséquent, la Cour Supérieure
de La Paz annule le procès jusqu’au « vice le plus ancien », ce qui correspond
à l'ordonnance de renvoi faite en mai 2000 (qui n'a pas tenu compte du premier rapport
ADN indiquant clairement qu’on n’a trouvé aucun ADN de moi dans les
échantillons provenant de la fillette et qui était arrivé quatre mois plus tôt)
et retourne le dossier aux instances d’instruction. A partir de ce moment-là,
commencent les excuses des différents juges, et, à partir de la mi-août 2010,
les interventions publiques des frère et soeur Barriga Machicao, du prénom de Paola
et Ramiro, de profession avocats, soi-disant en défense de la mère de la fillette.
Avec des manifestations publiques, désignant d'un doigt accusateur (et avec nom
et prénom) les officiers de justice, qui, selon eux, ne font pas leur travail, ils
ont réussi à ce qu’aucun juge ne veuille prendre en charge le dossier pour le
terminer. Par la force veulent-ils me faire condamner, en utilisant la
déréliction d'une mère qui ne peut pas trouver consolation et qui a été très mal conseillée au
fil des années.
8. Lorsque, quelques mois après la mort de la fillette, j’avais demandé une nécropsie à travers mon avocat, Dr Jorge Borda, la famille avait rejeté cette idée de manière outrée. L'année dernière, la Drsse Paola Barriga est sortie publiquement avec cette idée, en disant qu’on avait enfreint les droits de la mère à ne pas l'avoir fait. Même chose avec la plainte à la Commission des Droits de l'Homme: les Drs Barriga avaient déposé leur plainte à travers une ONG, appelée Women'Link Worldwide, en mai 2010 quand moi-même, avec ma famille, avons dénoncé le retard de justice à la CIDH le 8 avril 2009. Selon les derniers contacts que nous avons eus avec la CIDH, celle-ci traite par ordre chronologique les causes qu’elle accepte, ce qui signifie que ma plainte sera traitée en priorité.
Maintenant, la séance de lundi dernier, durant laquelle une avocate colombienne, Katherine Romero, en parlant du cas de Patricia Flores, m'a appelé «agresseur» et m'a accusé de "trafic d'influence», sans présenter la moindre preuve, n’était pas destinée à résoudre le cas. C’est plutôt que ces ONG, profitant d'un cas difficile dans un pays où la justice a de failles évidentes, ont profité de l'occasion pour se faire connaître dans le monde des ONG où il est de plus en plus difficile d’obtenir de l'argent à cause de la crise monétaire que subissent les pays européens et de l’Amérique du Nord, grands donateurs si on parle de violation des droits humains.
9. Cette façon d'utiliser une institution universellement reconnue ne serait pas digne d'être mentionnée si elle n'était constitutive de violation de l'art. 8 par. 2 de la Convention américaine relative aux droits de l'homme (présomption d'innocence) qui a m’a été faite. La violation ne s’est pas seulement produite en disant "le regente" comme l'a fait l'avocate Romero au cours de la séance, en essayant d'éviter une plainte pour diffamation en ne citant pas mon nom, mais également dans le document présenté à la Commission et publié en ligne, où on me nomme avec nom et prénom.
Il n'y a aucune raison pour moi de tolérer plus longtemps les abus d’avocats qui, apparemment, ne connaissant pas beaucoup d'un dossier de 20 classeurs et qui continuent avec leurs manipulations pour gagner de la notoriété (et, peut-être?) de l'argent pour leur création, la «fondation» FUNDERES. Toute ma famille, qui n'a jamais douté de mon innocence et qui me soutient depuis tant d'années, est avec moi - je ne pourrais jamais les remercier assez pour leur soutien.
Odón Fernando Mendoza Soto, 26 octobre, 2011
8. Lorsque, quelques mois après la mort de la fillette, j’avais demandé une nécropsie à travers mon avocat, Dr Jorge Borda, la famille avait rejeté cette idée de manière outrée. L'année dernière, la Drsse Paola Barriga est sortie publiquement avec cette idée, en disant qu’on avait enfreint les droits de la mère à ne pas l'avoir fait. Même chose avec la plainte à la Commission des Droits de l'Homme: les Drs Barriga avaient déposé leur plainte à travers une ONG, appelée Women'Link Worldwide, en mai 2010 quand moi-même, avec ma famille, avons dénoncé le retard de justice à la CIDH le 8 avril 2009. Selon les derniers contacts que nous avons eus avec la CIDH, celle-ci traite par ordre chronologique les causes qu’elle accepte, ce qui signifie que ma plainte sera traitée en priorité.
Maintenant, la séance de lundi dernier, durant laquelle une avocate colombienne, Katherine Romero, en parlant du cas de Patricia Flores, m'a appelé «agresseur» et m'a accusé de "trafic d'influence», sans présenter la moindre preuve, n’était pas destinée à résoudre le cas. C’est plutôt que ces ONG, profitant d'un cas difficile dans un pays où la justice a de failles évidentes, ont profité de l'occasion pour se faire connaître dans le monde des ONG où il est de plus en plus difficile d’obtenir de l'argent à cause de la crise monétaire que subissent les pays européens et de l’Amérique du Nord, grands donateurs si on parle de violation des droits humains.
9. Cette façon d'utiliser une institution universellement reconnue ne serait pas digne d'être mentionnée si elle n'était constitutive de violation de l'art. 8 par. 2 de la Convention américaine relative aux droits de l'homme (présomption d'innocence) qui a m’a été faite. La violation ne s’est pas seulement produite en disant "le regente" comme l'a fait l'avocate Romero au cours de la séance, en essayant d'éviter une plainte pour diffamation en ne citant pas mon nom, mais également dans le document présenté à la Commission et publié en ligne, où on me nomme avec nom et prénom.
Il n'y a aucune raison pour moi de tolérer plus longtemps les abus d’avocats qui, apparemment, ne connaissant pas beaucoup d'un dossier de 20 classeurs et qui continuent avec leurs manipulations pour gagner de la notoriété (et, peut-être?) de l'argent pour leur création, la «fondation» FUNDERES. Toute ma famille, qui n'a jamais douté de mon innocence et qui me soutient depuis tant d'années, est avec moi - je ne pourrais jamais les remercier assez pour leur soutien.
Odón Fernando Mendoza Soto, 26 octobre, 2011
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